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Spécial Halloween: Histoires de fantômes de « backpackeurs »

Le fantôme de Fort William

Dès que j’y ai mis les pieds, je n’ai pas « senti » l’endroit. J’ai tout de suite eu froid dans le dos sans pouvoir m’expliquer pourquoi. L’ambiance était pourtant hyper sympathique. Nous étions un assez gros groupe de voyageurs à loger dans cette auberge de jeunesse et l’ambiance était plutôt festive et bien que personne ne se connaisse, tout le monde (ou presque) était rassemblé dans la grande salle commune près du feu et de la cheminée, un verre à la main.

 Il faisait froid ce soir-là et il y avait eu une petite averse de neige pendant la journée. J’étais dans un dortoir d’une dizaine ou douzaine de lits qui était à l’étage supérieur comme la majorité des chambres. Il s’agissait d’une bâtisse au look assez vieillot bien que je ne puisse pas dire de quelle année datait sa construction. Dans mon dortoir, il y  avait une grande fenêtre avec un rebord à l’extérieur et nous étions quelques-uns à y avoir déposé nos consommations pour les garder au froid et nous montions chacun notre tour pour en ramener à la soirée qui se déroulait toujours au salon.

Le moment arriva où se fut à mon tour de monter. Ce que je fis. Quand je suis entrée dans la chambre, malgré la noirceur, j’ai tout de suite pensé que j’étais seule et je n’ai pas trop fait attention au bruit ou au dérangement que je pouvais faire. Parce que, on le sent quand on est seule dans une pièce ou non pas vrai? Et là, il n’y avait aucun bruit de respiration ou de mouvement qui auraient pu me signifier la présence de quelqu’un. Je me suis donc rendue à la fenêtre que j’ai tenté d’ouvrir sans succès et j’ai poussé assez sèchement les rideaux qui m’encombraient pour pouvoir mieux accéder à la fenêtre. C’est exactement à ce moment que j’ai eu l’impression de ne pas être seule dans la pièce. Par contre, les rideaux maintenant ouverts laissaient entrer la lumière de la nuit et j’ai pu confirmer que personne n’était dans la chambre. J’ai ouvert la fenêtre, pris quelques bouteilles et j’ai soudain été prise d’une espèce de panique indescriptible, d’un besoin immédiat de prendre mes jambes à mon cou et de courir le plus loin possible pour sauver ma peau. Me sauver de quoi? Aucune idée… J’ai essayé de reprendre le contrôle de mes pensées, je ne suis plus une enfant après tout. Mais rien à faire, je n’ai même pas pris le temps de fermer la fenêtre, j’ai couru pour sortir de la chambre et j’ai dévalé les escaliers pour retrouver le groupe au salon où je me suis assise en tentant de me ressaisir.

Un Néo-Zélandais qui travaillait depuis peu à l’auberge n’a pas tardé à venir me voir, car apparemment que je n’étais plus aussi souriante qu’en début de soirée et un peu honteuse, je lui ai raconté ce qui venait de se passer.  Il m’a demandé si j’étais dans tel numéro de chambre, ce que j’ai confirmé. Il m’a alors raconté qu’il arrivait fréquemment que ceux qui faisaient du ménage dans cette chambre aient l’impression de voir des formes ou quelque chose bouger dans le rideau près de la fenêtre et que certains avaient même de la difficulté à y mettre les pieds.  Depuis qu’il travaillait dans cette auberge, il avait entendu quelques histoires comme la mienne, mais toujours de la part des personnes y travaillant, jamais des clients.

Encore aujourd’hui, je m’explique mal ce qui s’est passé. Rationnellement j’aime croire que je me suis imaginé le tout, mais d’un autre côté, je comprends mal comment plusieurs personnes ont pu vivre la même chose au même endroit et j’ai encore la chair de poule quand j’y repense.

Et vous? Vous en pensez quoi?

Quelle heure est-il?

Connaissez-vous l’attraction des visites fantômes ou des « ghosts tours »? Elles sont assez communes dans les grandes villes du monde et je suis une fan de ces tours puisqu’ils racontent souvent des anecdotes historiques super intéressantes avec une pointe de suspens et je dois dire que même si je dois parfois dormir les lumières ouvertes après, j’ai beaucoup de plaisir à y assister.

À  Edinburgh, il y a plusieurs visites de ce genre et c’est parmi l’une d’elles que j’ai vécu quelque chose de particulier. Nous visitions alors le cimetière de Greyfriars, endroit réputé pour ses apparitions fantomatiques alors que la guide nous a fait entrer dans un mausolée. Nous y étions tous assez à l’étroit et bien sûr, pour un peu plus d’effet d’épouvante, elle a refermé la porte derrière elle alors qu’elle nous raconte qu’il arrive parfois que des personnes aient des problèmes avec leurs appareils électroniques dans cet endroit sans que personne ne soit capable d’expliquer pourquoi. Elle nous invite donc à vérifier nos cellulaires, montres ou tout autre appareil électrique. Rien à déclarer pour personne, sauf pour moi… dont la montre (une bonne vieille casio) n’indique plus du tout l’heure, mais seulement des morceaux de chiffres. La lumière fonctionne, mais rien n’est lisible, un peu comme si la batterie était à plat. On ne s’attarde pas, on sort du mausolée et ma montre est comme neuve, tout fonctionne à nouveau. Le reste de la visite se déroule sans particularité si ce n’est que je surveille ma montre à tout moment. Certains du groupe essaient de s’expliquer le tout en parlant de champ magnétique ou de « je ne sais trop quoi », alors que d’autres ont l’air d’avoir peur, ne serait-ce que de s’approcher de ma montre!

Joyeuse Halloween! 😉

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