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À la découverte de Bornéo

 

Dire que j’ai bien failli ne pas mettre les pieds sur Bornéo! J’avoue que j’étais bien peu organisée lorsque j’ai pris la décision d’aller en Malaisie. J’étais alors en Thaïlande à Koh Tao pour une semaine de plongée et de bronzage. Je venais tout juste de quitter le Népal et j’avais comme une petite peine d’amour d’avoir laissé ce pays qui m’avait tant fait vibrer et j’avais l’impression que rien ne pourrait battre les moments vécus au Népal. Un peu comme lorsqu’on vient de finir un livre qu’on a adoré et qu’on a besoin d’une petite pause avant d’en lire en autre, vous voyez ce que je veux dire?

Bref, j’avoue avoir hésité un petit moment entre aller directement en Malaisie péninsulaire et aller d’abord sur Bornéo, mais vous savez ce qui m’a fait pencher pour Bornéo? C’est quand j’ai fait une recherche en ligne dans le genre « que faire sur Bornéo »  et que j’ai vu des photos des singes nasiques. Lorsque j’ai vu leur tête, je me suis dit qu’il fallait absolument que je voie ça une fois dans ma vie et ma décision était prise, j’ai acheté mon billet d’avion!

 

Que faire sur Bornéo en Malaisie ?

 

Kuching

Mon arrivée à Kuching c’est fait tout en douceur et dès mes premiers contacts avec les Malais j’ai tout de suite été charmée et étonnée de la grande gentillesse des gens. En plus, leur anglais est bien souvent impeccable ce qui facilite énormément les dialogues et les échanges.

Kuching en soit n’est pas dénuée de charmes, mais ce n’est pas ce que j’ai préféré de mon passage sur Bornéo. Il y a un peu d’art de rue intéressant à observer et plusieurs statues de chat disposées un peu partout dans la ville. Mais ce n’était pas pour visiter Kuching que j’étais sur Bornéo, donc sans trop attendre, j’ai rejoint le parc national de Bako et ses singes nasiques (ou proboscis).

 

Le parc national de Bako

Je vous préviens, Bako, ç’a été mon gros coup de cœur Malaisien. J’adore observer les animaux et être loin de la civilisation et j’ai été gâtée pendant mon passage dans ce parc.

Environ 50 minutes d’autobus depuis Kuching (informez-vous à votre hôtel pour l’arrêt le plus proche) mènent à l’entrée du parc d’où il faut faire un très agréable 20 minutes de bateau pour se rendre au parc. Vous pouvez accéder à Bako pour la journée seulement ou y demeurer quelques jours selon votre choix.

 

 

Pour ma part, je suis restée le temps d’une nuit et je ne l’ai pas regretté. J’ai fait une petite randonnée dès mon arrivée et j’ai tout de suite pu apercevoir les Silverleaf monkeys, ils étaient plusieurs au tout début du sentier. Les randonnées que j’ai faites à Bako étaient toutes courtes (moins de 5km), mais je dois avouer que la chaleur (35 degrés Celsius plus l’humidité) a rendu le tout franchement ardu. Honnêtement, je crois n’avoir jamais eu aussi chaud!

 

Sur le chemin du retour vers le centre d’accueil, qui vois-je enfin? Les vedettes du parc, les fameux singes nasiques! J’avoue que mes premières minutes d’observations je les ai passés à rire et à me demander comment un animal pouvait avoir un look pareil, vraiment… Mais bon, je me suis ressaisie et j’ai pu bien les photographier, ils sont restés plusieurs heures dans les environs. Quelle chance!

 

 

Dans le parc, la jungle est très dense et la proximité avec les animaux sauvages est impressionnante. Mon guide m’a fait observer une vipère depuis un sentier et les nasiques se tiennent tout près du bâtiment principal (puisque les feuilles de l’arbre qui leur servent de repas entourent cette bâtisse). Depuis la plage juste en face de l’accueil j’ai pu voir un crocodile suivre un énorme cochon sauvage ainsi que des macaques courir sur les toits dans l’espoir de trouver un peu de nourriture.

 

 

Cette proximité implique un minimum de précautions, mon guide m’a d’ailleurs chaudement recommandé (sous mon regard perplexe!) de toujours vérifier dans la toilette et derrière la porte de celle-ci avant d’y entrer, car il semble que des serpents s’y faufilent parfois. À ce sujet, ici, tout le monde semble craindre les serpents plus que toutes autres bestioles et à voir ceux croisés pendant mon séjour de 2 jours, je comprends pourquoi!

 

Le centre offre une night walk que j’ai fort appréciée. J’y ai vu plusieurs insectes qui sont impossibles d’observer de jour et seulement pour le petit sentiment d’excitation d’être dans la jungle sans savoir ce qui nous entoure, je trouve que ça valait le coup!

 

 

Quelques infos sur Bako 

Prendre un guide ou non?

-Personnellement j’en ai pris un et j’ai partagé son salaire avec une autre voyageuse rencontrée en chemin. Les sentiers sont très clairs, donc pour ce point je crois qu’un guide n’est pas nécessaire, par contre, j’ai été très contente de l’avoir pour m’aider à voir les animaux et à les identifier. Sans lui, je serais passée devant les vipères sans même les voir!

Réserver une chambre ou un lit en dortoir

-Si vous décidez d’y passer la nuit, assurez-vous de réserver avant, car il y a peu de places pour dormir et on m’a dit que c’était souvent complet. J’ai utilisé ce site pour faire ma réservation et tout a bien été : http://ebooking.sarawak.gov.my/

*Prenez note que ce ne sont pas des chambres de luxes et amenez du chasse-moustique!

Est-ce que ça vaut la peine d’y dormir?

Oui. Le dernier bateau part assez tôt, vers 15h, et la majorité des animaux que j’ai aperçus sont sortis de leur cachette vers 16h et il semble que ce soit comme ça tous les jours.

 

À la rencontre des chasseurs de têtes de Sarawak

Pendant mon séjour, j’avoue que j’ai bien aimé ma visite d’un village de maisons longues. Elles sont habitées par les Dayaks, un groupe qui subsistait autrefois grâce à la rainforest qui les entoure et qui est connu pour son passé de…chasseur de tête! Bien sûr, il en est tout autrement aujourd’hui, mais le village que j’ai vu avait gardé un cachet étonnant et il restait quelques crânes dans une pièce comme clin d’œil au passé et pour faire réagir les touristes probablement. Ils avaient l’habitude de mettre les têtes des gens tués devant leurs maisons afin d’intimider ceux qui auraient pu avoir de mauvaises intentions envers eux. Bel accueil non?

 

 

De nos jours la seule chose ici (à mon avis) qui peut faire perdre la tête c’est la quantité étonnante de vin de riz qui est offerte aux touristes lors de leur passage. À chaque maison, on m’offrait un verre de bienvenue et comme il était relativement tôt le matin et que j’ai bien du mal à dire non dans ce genre de circonstances, j’ai rapidement eu le tournis et les jambes un peu molles pour le reste de la randonnée! Cela dit, la promenade est agréable et j’ai trouvé touchant de voir toute la communauté vivre aussi près les uns des autres et s’entraider comme ils le font.

 

 

Comment visiter les maisons longues?

Encore une fois, depuis Kuching, vous pourrez choisir l’option de votre choix soit en randonnée d’une journée ou de plusieurs jours ou en vous rendant directement en voiture. Il y a quelques villages dans les environs ce qui permet d’adapter votre visite à vos besoins.

 

La réserve d’Orangs-outangs de Semenggoh

La très touristique réserve de Semenggoh abrite plusieurs Orangs-Outangs rescapés d’enlèvements ou de coupes faites dans leur milieu naturel pour l’huile de palme, par exemple. Selon ce que j’ai appris au centre, l’objectif ici serait de rendre les Orangs-outangs le plus autonomes possible dans leur nouveau milieu de vie.

Les Orangs-outangs sont nourris deux fois par jour. En fait, des fruits leur sont placés toujours au même endroit à chaque jour et ils ont évidemment le choix de venir en chercher ou non. Ils sont plus nombreux à venir lorsque, selon la saison, les fruits se font plus rares. Assurez-vous donc de venir aux heures de repas, car sinon, il vous sera probablement impossible de les observer.

Je ne sais pas trop ce que j’ai pensé de cette visite pour être franche. Je trouve le principe bon et beau, évidemment, mais une fois sur place, j’ai trouvé que les installations avaient des allures de zoo et que tout était un peu trop adapté aux touristes. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais j’imaginais ça autrement… Cela dit, j’ai eu la chance d’observer quelques-uns des habitants de la réserve et j’avoue que j’en ai été impressionnée.

 

 

Comment s’y rendre?

Vous pouvez prendre un autobus depuis le centre de Kuching et sinon, plusieurs agences propose des tours incluant souvent d’autres sites touristiques.

 

Après ces quelques jours, c’était déjà l’heure pour moi de rejoindre la péninsule. N’ayant pas planifié mon séjour sur Bornéo assez tôt et n’ayant pas réservé, impossible de trouver de la place pour plonger à Sipandan et j’ai choisis d’aller explorer la péninsule à la place. En plus, j’avais vu amplement de nasiques comme je l’espérais et j’étais très satisfaite de mon séjour.

Pour plus d’infos sur la partie situé plus au nord de Bornéo et pour le reste de la Malaisie, je vous invite à consulter cet article dans lequel 12 blogueurs voyage présentent leur coup de cœur dans ce pays.

Pour Bornéo, vous retrouverez en plus des informations sur :

  • de la plongée à Sipadan
  • le mont Kinabalu
  • le fleuve Kinabatangan

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