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Quoi faire en Mongolie: visiter les Tsataans et rencontrer un chaman

Quoi faire en Mongolie: visiter les Tsataans, rencontrer un chaman

Deuxième partie

Quoi faire en Mongolie: visiter les Tsataans et rencontrer un chaman

Après mes explorations mémorables du désert de Gobi et toutes les belles rencontres faites dans la partie plus au sud du pays, mes aventures plus au nord ont débutées!

Je ne saurais vous dire où se trouve exactement la frontière nord/centre/sud du pays, mais pour ma part, je crois que le nord débute quelque part après la ville de Moron. Moron, c’est la dernière grande ville que vous croiserez avant d’entrer dans les montagnes et profitez-en pour faire des provisions et pour vous doucher. (Je sais, même dans la première partie de l’article, j’insiste beaucoup pour les douches, mais quand vous serez sur place, vous vous rappellerez ce sage conseil, j’en suis certaine!)

Lors de votre passage à Moron, profitez-en aussi pour aller voir l’impressionnant stade de lutte Mongole et si vous ne savez pas encore ce qu’est la lutte Mongole, allez vite voir sur youtube. Les athlètes du sport le plus populaire du pays ont de quoi impressionner!

En quittant Moron, j’ai vite constaté que les routes dans cette partie du pays sont pratiquement inexistantes et même notre chauffeur semblait avoir de la difficulté à s’orienter. Après plusieurs heures de route, nous avons finalement trouvé le campement où nous allions rester pour la nuit avant de partir à cheval à la rencontre des Tsataans.

Visiter les Tsataans et voyager dans le temps

Les Tsataans, c’est un peuple éleveurs de rennes qui vit dans le nord de la Mongolie non loin de la Russie. De nos jours, ils ne seraient plus qu’une quarantaine de familles ce qui fait de nous de grands privilégiés d’avoir pu les rencontrer. Cette tribu nomade dépend des rennes pour la majorité de leurs habitudes de vie (habillement, nourriture, transport) et comme leur survie repose presque entièrement sur leur troupeau, ils pourront déménager 3 à 4 fois par année afin d’assurer un apport en nourriture suffisant aux bêtes.

Nous avons passé deux jours incroyables parmi eux pendant lesquels nous avons dormi au sol sous un tipi (appelé ort) et où on a pu se promener à dos de renne. La famille nous a accueillis chaleureusement et ce fût une rencontre des plus enrichissante pour moi, tellement loin de notre quotidien et de notre mode de vie. Nous avons eu la chance de les suivre et de les observer dans leur routine avec le troupeau, entre autres, et ç’a été un des plus beaux moments de mon séjour.

Pour s’y rendre, noter que la route n’est pas de tout repos. Le temps et la distance dépendront de leur campement du moment et vous devrez prévoir quelques heures à cheval pour aller à leur rencontre. Ceux qui, comme moi, n’ont pas l’habitude des promenades à cheval auront peut-être quelques problèmes de postérieur à l’arrivée. 😉 Cela dit, la balade est magnifique et l’expérience vaut complètement les quelques heures inconfortables.

Les chamans de Mongolie

Bien que représentative d’une minorité de la population seulement, le chamanisme est bien présent en Mongolie. Vous trouverez ses symboles un peu partout sur les routes et ceux qui y croient seront prêts à dépenser un montant important pour recevoir l’aide du chaman. Ces derniers seraient possédés par des esprits anciens à qui ils demanderaient conseils pour divers problèmes.

Ma rencontre avec un chaman

Dans la cérémonie à laquelle j’ai assisté, la majorité des locaux qui étaient présents demandaient de l’aide pour retrouver un cheval ou pour un troupeau de bétail malade, par exemple.

La cérémonie se déroule dans une ger surchauffée où tous les participants sont rassemblés. Impossible de prendre des photos, car tous les objets considérés trop modernes doivent être cachés du chaman puisque les esprits ne les apprécieraient pas.

Le chaman, un jeune homme dans la vingtaine, se présente habillé d’un costume magnifique orné de plumes, de cordes et de décorations très colorées, mais surtout bleues et il porte un masque. Dans la ger, on fait brûler des herbes et l’air est chaud et presque étouffant. Pour entrer en contact avec l’esprit qui le visite, il tournera sur lui-même de longues minutes en chantant, en jouant parfois du tambour et en fumant à grande vitesse des cigarettes, bref un cocktail parfait pour bien s’étourdir et voir des étoiles.

Ensuite, il verra les gens un à un et un traducteur est sur place, car lorsque l’esprit le possède, il parle une langue ancienne que seuls les vieux connaissent et peuvent traduire.

Mon tour arrive et je dois prévoir une question. Je n’ai pas de bétail à sauver, donc je décide de lui demander mon avenir. On me demande d’enlever mes lunettes, il fait noir, il y a beaucoup de fumée et ma forte myopie fait que je n’y vois plus rien. Notre guide reste près de moi pour traduire en l’anglais ce que le vieux traducteur lui dicte en Mongole depuis la langue ancienne. Le chaman me lance un objet, une patte de chèvre (!) que je devrai attraper trois fois de suite. Il me demande ensuite de lui souffler au visage la fumée d’une cigarette que la non-fumeuse que je suis allume bien difficilement. Ensuite, je dois faire 3 tours autour de lui (dans le noir sans mes lunettes!) et seulement après toutes ces étapes il me dit que tout est good good pour moi. Mon travail ira bien, je me marierai sous peu et aurai trois enfants (mon copain assis non loin panique un peu) et une seule mauvaise nouvelle, je perdrai d’ici 5 ans quelqu’un de ma famille. C’est tout de même assez remuée que la rationnelle en moi retourne s’assoir à sa place pendant qu’il traite le prochain cas.

Qu’on le croie ou non, cette soirée a été d’une intensité redoutable et j’en suis sortie complètement secouée. J’ai eu l’impression d’assister à la fois à un moment magique,  unique et troublant. Nous avons été extrêmement chanceux d’y assister, car les touristes n’y sont pas toujours admis et les cérémonies de ce genre sont rares.

Et la suite du séjour après ça? Disons qu’il n’y a rien eu d’aussi riche en émotions, mais il restait tout de même quelques beaux arrêts avant notre retour à Oulan-Bator. 😉

Un petit moment à Khatgal nous a permis de reprendre nos esprits ainsi qu’une douche et ce fût l’un des seuls endroits du nord où nous avons eu accès à du wi-fi. Pour moi, ce fût plus un arrêt pratico-pratique qu’autre chose et pour bien des voyageurs, c’est le point de départ avant de se rendre au lac Khovsgol.

Les eaux sacrées du lac Khovsgol sont magnifiques, entourées de leurs montagnes et m’ont un peu rappelé le Canada. Les amateurs de randonnées ou de vélos de montagne seront gâtés dans cette région et plusieurs sentiers n’attendent que vous. J’ai trouvé cette partie du pays un peu moins dépaysante pour ma part, mais tout de même époustouflante. En mai, nous avons eu une petite averse de neige donc gardez vos vêtements chaud pas trop loin.

Ensuite, nous sommes allés aux monastères d’Erdenet qui se sont avérés être les plus beaux monastères du pays à mon avis. Ne manquer pas les chants des moines au petit matin l’ambiance y est ensorcelante.

Après tout ça, c’était malheureusement le temps de rentrer à Oulan-Bator et de quitter la Mongolie. Il y a eu peu d’endroit dans le monde depuis que je voyage qui m’aient autant interpellé que ce pays et j’avoue avoir été peinée de le quitter. La Mongolie est ce que j’ai vu de plus authentique et elle m’a captivée du début à la fin en plus de m’avoir complètement fascinée. J’espère la retrouver dans cet état lorsque je la reverrai.

Conseils:

Permis pour accéder à la zone près de la Russie: Depuis Moron, si vous prévoyez aller près de la Russie, il vous faut absolument demander un permis sous peine de vous voir refuser l’accès au nord du pays. Informez-vous dans les grands hôtels, c’est auprès de l’armée que vous devrez récupérer votre permis et vous aurez besoin d’un traducteur avec vous et d’un peu de patience puisque vous recevrez le permis après quelques heures d’attente.

Voir l’article Mongolie pour des conseils pendant votre séjour et pour connaître la première partie de ce périple dans le désert de Gobi et dans les steppes.

 

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