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Voyage au Kirghizistan

Kirgyzi Kirghis Kirghizisquoi Kirghizistan! Le pays dont je doute encore de l’orthographe, même après y être allée. Un pays qui se termine par « istan » ça doit être dangereux? Qu’est-ce que tu vas faire là? Soyez sans crainte, si ce n’est certains chauffeurs de taxi au niveau de fatigue apparemment assez important, je n’y ai perçu aucun danger particulier. D’ailleurs, j’y ai appris qu’« istan » à la fin d’un pays, ça veut dire « maison » ou « place ». En plus, les gens sont extrêmement aidants et d’une honnêteté exemplaire. Bref, pas de quoi trop s’énerver!

 

Voyage au Kirghizistan en sac à dos

Je suis donc atterri à Bichkek, la capitale, où au premier coup d’œil ce que j’appellerai le  « look URSS » m’est apparu très prédominant. D’ailleurs, je pense qu’il y a une statue de Lénine dans chaque ville du pays. Certains nous ont raconté que pour eux, la fin de l’Union soviétique avait été catastrophique et que malgré leur indépendance qui date de 1991, ils sont encore très dépendants de la Russie pour leurs emplois ou pour le soutien financier de leurs infrastructures par exemple.

À Bichkek, nous avons beaucoup marché pour voir les nombreux parcs, statues et attraits touristiques et disons que la ville n’est pas dénuée de charmes, mais qu’on a vite fait le tour. Heureusement, nous avons passé pas mal de temps dans le redouté Och Bazar, là où les « pickpockets » ont la réputation d’êtres féroces. Je n’ai eu aucun problème à m’y promener seule comme accompagnée et j’avoue mal comprendre la mauvaise réputation de cet endroit. Au contraire, il ne faut absolument pas le manquer pour l’achat de vos souvenirs, pour l’ambiance et pour avoir une bonne idée des produits consommés localement. Surveillez vos poches, oui, mais profitez-en surtout pour ouvrir vos sens à tout ce qui est autour! Les gens se feront un plaisir de vous faire goûter toutes sortes de choses et s’amuseront de votre air par la suite!

Parlant de produits locaux, si vous allez au Kirghi, vous apercevrez vite sur les coins de rue ou au bazar diverses boissons locales présentées d’aussi diverses façons. Celle qui m’a le plus marquée est sans aucun doute le Koumis. Le Koumis, mes amis, c’est du lait de juments fermenté et les locaux en RAFOLENT. Oui j’y ai goûté et j’espère ne plus jamais avoir à le faire, mais parfois c’est difficile de dire non quand c’est si gentiment offert.

Après la capitale, on s’est dirigé vers Kochkor, petit village bien sympathique d’où nous sommes partis pour faire notre première randonnée du séjour vers le lac Song Kol. Il vaut mieux que je vous prévienne tout de suite, en 3 semaines au Kirghi, nous avons eu environ 3 jours de beau temps, donc oui, mes photos sont malheureusement grises. Cela dit, c’était tout à fait inhabituel pour la saison et la pluie, la grêle, la « bouette » et les orages n’ont pas eu raison de nous et nous avons même eu droit à un petit éclairci lors de notre deuxième nuit sur le bord du lac. Heureusement, parce que ça nous a permis de nous rendre compte du décor à couper le souffle qui nous entourait.  Le lac est à 3000m d’altitude et est entouré de montagnes aux pics enneigés, le tout, accompagné de nomades, de bétails et de yourtes que nous avons retrouvées avec grand plaisir. Vraiment, ça valait la peine de se mouiller pour voir ça et ç’a été mon coup de cœur du voyage. La randonnée pour arriver au lac est relativement facile si ce n’est une montée plus abrupte au jour deux. Ceux qui préfèrent l’équitation pourront aussi s’y rendre à cheval et si vous manquez de temps, sachez qu’il est même possible d’y aller en voiture. C’est une excursion facilement adaptable à vos besoins, car une fois au lac vous aurez le choix entre prolonger votre exploration des environs ou de retourner à votre point de départ.

Mon deuxième coup de cœur, ça été ma rencontre avec un « eagle hunter »; un chasseur qui utilise comme « arme » un faucon. C’est une pratique traditionnelle qu’on retrouve exclusivement en Asie Centrale et j’espérais pouvoir rencontrer un de ces chasseurs depuis mon séjour en Mongolie l’an dernier. Les faucons peuvent attraper lapins, marmottes, renards, coyotes et même des loups! Le chasseur nous a expliqué qu’il choisit lui-même ses faucons (il en a 3) et qu’il va les chercher dans leur nid alors qu’ils sont bébé. Les faucons le reconnaissent et se mettent à crier dès qu’ils entendent sa voix et le chasseur est très attentionné envers eux et je vous jure qu’on sent un grand respect entre l’homme et ses oiseaux.

 

Ensuite, on s’est dirigé vers Karakol pour plus de rando sous la pluie, aux « hot spring » Altyn-Arashan et dans les environs de Jetty-Oguz. Karakol en soit n’est pas un modèle de charme, mais est tout de même jolie entourée de ses montagnes et c’est LE point de départ pour explorer les environs et préparer les trek mentionnés ci-haut et plusieurs agences sont disponibles sur place pour vous aider. Pour ma part, je n’ai pas pris de guide pour aller à Jetty-Oguz et à Altyn-Arashan, car le sentier était très clair et ne laissait pas de place au doute. Aussi, plusieurs personnes ouvrent leurs yourtes aux touristes et c’est donc facile de trouver du logement.

Après les randos, on a fait un petit arrêt à Cholpon Ata qui est l’endroit de prédilection  des Russes et des Kirghizes pour leurs vacances et on a eu droit à une journée de soleil pour se reposer sur les plages du magnifique lac Issyk Kol. Tout près on est même allé voir des Pétroglyphes datant de 1500 ans av. J.-C. et ça, ça m’a bien impressionnée! Ils sont assez difficile à trouver et un peu à l’écart de la ville, donc informez-vous bien avant de vous rendre.

Après, on a fait un court stop au parc national Ala Archa où on a dormi dans la chambre la plus poussiéreuse au monde et fait encore un peu de trek sous la pluie avant de rentrer à Bichkek pour le retour. Ce parc est tout près de la capitale et est très achalandé comparé au reste du pays. Personnellement, ça n’a pas été mon coup de coeur pour cette raison, mais plusieurs sentiers (et pour tout les niveaux) sont accessibles et l’endroit est surtout sympathique pour voir les familles kirghizes venir pic niquer.IMG_3430

Je ne vous ai pas encore parlé de la « bouffe »… c’est peut-être mieux comme ça? 😉 Disons qu’à part des patates, du chou, quelques carottes et du mouton, ce n’est pas très très varié. Il y a bien les « dumplings », mais parfois c’est difficile de savoir quelle viande (et quelle partie de la bête!) il y a dedans et sinon, il y a le « lagman » un plat de nouilles frites qui dépanne bien!  À mon grand bonheur, ils cuisinent énormément avec l’aneth! Bref, ce n’est pas de la grande gastronomie, mais j’ai vu pire! 😉

Petits conseils :

Transports : Je vous recommande sans aucune hésitation les transports en « Mashrutka »! Il s’agit de minibus qui assurent les transports entre la majorité des villes et villages. Il suffit d’aller à la station de bus de la ville, vous demandez où est la « Mashrutka » qui se rend à l’endroit de votre choix, vous payez, vous attendez qu’elle soit pleine pour partir et le tour est joué. Si vous n’êtes pas à l’aise, il y a toujours possibilité de payer un taxi privé, mais c’est beaucoup moins dispendieux en « Mashrutka » et ça vous donnera l’occasion de pratiquer votre Russe ou votre Kirghize, parce que l’anglais n’est pas très populaire. 😉

Carte bancaire : J’avoue avoir rarement eu autant de difficulté à trouver un guichet qui accepte l’une de mes cartes (crédit comme débit). Prévoyez  le coup, et quand vous aurez trouvé un guichet qui fonctionne pour vous, notez-vous le nom ou sinon faites des réserves.

CBT : Retenez le nom de CBT (community based tourism), il s’agit d’un organisme qui propose des nuitées et des activités chez les habitants et ils sont très efficaces pour vous aider à trouver un endroit où dormir si vous n’avez rien de prévu. Vous aurez alors la chance de passer un peu de temps chez une famille du coin!

Langue : J’ai normalement assez de facilité à apprendre quelques mots (voir phrases) dans une autre langue quand je suis à l’étranger et je me fais toujours un grand plaisir de mettre en pratique mes apprentissages, mais au Kirghi ce fût différent. Même au dernier jour du séjour, on me reprenait encore pour mon « merci » en Kirghize en me montrant encore comment rouler mon R Rrrrrr de la bonne façon pour que ça sonne comme il le faut et malgré leurs gentils efforts, je n’y suis malheureusement jamais arrivée. Donc, si vous y allez, pratiquez vos Rrrrrrrrr!

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