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Ma randonnée dans la vallée du Langtang au Népal

 

J’aime la randonnée quand je voyage parce qu’elle me permet de me rapprocher de peuples, de gens et de cultures que je n’aurais pas eu l’occasion de voir ou de rencontrer si je ne m’étais pas un peu éloignée. J’aime aussi la rando pour le défi physique qu’implique une longue marche en montagne et pour les décors à couper le souffle venant souvent avec l’altitude et un minimum d’éloignement.

Pour toutes ces raisons, j’avais extrêmement hâte de faire ma première randonnée en sol népalais. Le choix du trek n’a pas été facile vu la multitude de possibilités, mais je me suis finalement arrêtée sur la vallée du Langtang, non loin de la frontière avec le Tibet et dès mes premiers pas, j’ai tout de suite été charmée par les gens et par la diversité des paysages qui s’offraient à moi et à aucun moment je n’ai regretté mon choix.

 

Ma randonnée dans la vallée du Langtang au Népal

 

Jour 1

de Kathmandou à Syabrubesi (1503m)

Cette première journée se déroule uniquement sur la route et pas sur n’importe quelle route. Probablement la plus vertigineuse et la plus escarpée sur laquelle je n’ai jamais roulé. L’autobus est complètement bondé et quand il croise un autre véhicule il s’approche dangereusement du précipice et par moment, j’avoue que mon cœur s’emballe tant j’ai l’impression que nous sommes sur le point de tomber. Heureusement, le chauffeur connait bien le chemin et il gère les courbes et les éboulis à la perfection.

Mon mal des transports et moi avons eu quelques petits moments assez difficiles pendant les 7h de routes, mais on arrive néanmoins sans trop de problèmes à Syabrubesi, le village d’où je débuterai le trek.

Dans ce village, les options d’hébergements sont nombreuses et vous pourrez choisir l’endroit de votre choix pour une bonne nuit de repos avant de débuter votre rando.

Syabrubesi

 

Jour 2

de Syabrubesi (1503m) à Lama hotel (2500m)

Enfin, je commence pour de vrai! La première journée de marche s’avèrera être l’une des plus rudes du circuit, mais comme je débute et que je suis remplie d’énergie, je suis peu incommodée par les nombreuses montées et descentes, montées, descentes, montées…Le soleil est fort et le temps assez humide et par chance, cette partie de la balade se passe relativement à l’ombre et le sentier est bordé d’arbres, de nombreux plans de cannabis et de jungle assez dense.

On aperçoit vite les traces laissées par le tremblement de terre de 2015 sur le sentier. Par moment, on voit très bien les éboulements et de la signalisation est en place là où il faut être plus vigilant et j’avoue que par moment, j’ai eu envie de marcher un peu plus vite pour sortir le plus rapidement possible de ces zones visiblement instables.

Quelques chevreuils croisent ma route ainsi qu’une multitude d’oiseaux que mon guide ornithologue amateur se fait grand plaisir de me montrer. Dès qu’il en aperçoit un, il me rejoint, me donne 2-3 coups sur le bras et me dit en chuchotant le nom de l’oiseau et malgré mes efforts, j’avoue que j’ai eu bien du mal à me rappeler des noms, mais j’ai néanmoins bien apprécié cette initiation à l’observation d’oiseaux.

 

Prendre un guide ou non?

Personnellement, la question ne se posait pas. J’apprécie énormément la présence d’un guide pour ce type d’activité. J’y vois plusieurs avantages autres que de guider, tels que

– de servir d’interprète

– de favoriser le contact  avec les locaux dans les guest house

– de m’aider à observer la faune et la flore du coin

-d’être une sécurité en cas de blessure ou de pépin

-d’être une bonne compagnie pendant la rando

Cela dit, j’ai croisé quelques randonneurs qui faisaient le tout en solitaire et je dois avouer que le sentier est très clair et laisse à mon avis peu de place à l’égarement.

 

Jour 3

Lama hotel (2500m) à Langtang (3430m) 

Le début de ce segment est relativement semblable à la journée précédente, mais plus le temps passe et plus on gagne en altitude et la jungle disparaît tranquillement pour laisser place à un environnement que je qualifierais de plus « rocheux ». On sent qu’on sort tranquillement du bas de la vallée et la rivière Langtang, que nous suivions depuis le début du trek était maintenant beaucoup plus basse que nous.

Sinon, la montée se fait graduellement et je n’ai pas trouvé cette journée plus exigeante physiquement que la précédente, je dirais même qu’elle est un peu plus douce et j’ai parcouru les 12km plus facilement que les 11 premiers. Par contre, c’est mon esprit et mon cœur qui ont commencé à être troublés au fur et à mesure que j’approchais de Langtang.

Avant de partir, je savais que cette vallée avait été durement touchée par le tremblement de terre de 2015, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à y voir des traces encore aussi vives de cette catastrophe. Sur les bords du sentier, nous croisons régulièrement de petits monuments couverts de drapeaux tibétains qui rendent hommage aux personnes décédées au même endroit lors du tremblement de terre.

On approche de Langtang que j’ai une boule d’émotion dans la gorge… on voit clairement les traces du glissement de terrain qui a dévasté le village et des ruines jonchent encore le sol là où se tenait le village avant 2015.

Ce qui est encore plus émouvant, c’est de voir les gens travailler d’arrache-pied pour rebâtir ce qu’ils ont perdu. À Langtang, les gens reconstruisent à quelques mètres seulement des décombres et j’y ai vécus des moments très émouvants, entre autres, alors que le propriétaire de ma guest house me racontait comment lui et sa famille avaient survécu et prenaient le tout positivement en débutant ce qu’ils appellent leur deuxième vie.

On m’a aussi dit que les montagnes se cachent davantage derrière les nuages maintenant qu’avant le tremblement de terre, comme si elles étaient gênées et honteuses de tout le tort qu’elles avaient faits à ses habitants…Comme pour donner raison à ces dires, elles se sont cachées peu après notre arrivée… à mon grand désespoir!

 

La vallée de Langtang et le tremblement de terre de 2015

Le Langtang a été effroyablement touché par les évènements de 2015 et les efforts de reconstructions sont toujours en court un peu partout dans les villages. Concrètement qu’est-ce que ça implique?

-Que les locaux ont besoin du tourisme pour les aider financièrement à reconstruire leurs milieux.

-Une hausse des prix pour la nourriture et les breuvages que vous consommerez pendant la rando vu les difficultés d’approvisionnement.

-Quelques segments de sentier un peu plus à risque que votre guide saura cibler et éviter.

 

Jour 4

Langtang(3430m) à Kyanjin Gumba (3830m) 

Un court 2h de marche en pente douce m’a mené au dernier village de cette rando. Depuis Kyanjin Gumba, j’allais pouvoir monter quelques sommets (du moins, c’est ce que j’avais prévu pour la journée) pour une meilleure vue d’ensemble des montagnes à condition qu’elles sortent des nuages.

Cette journée, je l’ai passé dans un nuage. Impossible de monter quoi que ce soit puisqu’on n’y voyait absolument rien. En fait, on pouvait monter, rien ne nous en empêchait, mais j’ai préféré attendre au lendemain en espérant qu’un peu de soleil éclaircirait les environs. Je me suis quand même baladée dans le coin pour explorer le village et un peu plus de la vallée, mais les pics enneigés que j’espérais tant voir, eux, ils se cachaient.

Jour 5

Kyanjin Gumba (3830m) à Kyanjin Ri (4773m) à Thyangsyap (3140m)

Mon guide et moi nous étions entendus pour débuter vers 5h la montée de Kyanjin Ri. Il s’agit d’un des points de vu accessible depuis Kyanjin Gumba et nous avons choisis de faire le plus court des environs (2h30 d’ascension) en espérant que le lever du soleil ferait aussi lever les nuages.

Malheureusement, au départ, lorsqu’on est sorti de la guest house, on ne voyait pas à plus de 15-20m devant tellement il y avait un nuage dense. Je tenais à monter quand même, car j’aurais au moins la satisfaction d’avoir fait le trek au complet, donc on se lance! La montée est assez rude et les effets de l’altitude se font un peu sentir; j’ai le souffle de plus en plus court. La pluie s’y met… On croise des randonneurs qui redescendent bredouilles et découragés. Je commence à l’être aussi. Mon guide m’offre de redescendre, car avec une telle pluie il ne voit pas comment ça pourrait se dégager.

Je n’hésite pas une seconde, je poursuis ma montée. Je refuse d’avoir marché 3 jours pour rebrousser chemin si près de l’objectif final et puis nous sommes déjà à la moitié.

À environ 5-10 min du sommet, nous sommes tout mouillés, mais alors que je prends une pause « barre de chocolat » bien mérité, mon guide se met à crier et à me pointer le brouillard derrière moi.

Je me retourne et je vois un très léger éclaircissement qui me permet d’apercevoir le haut de quelques montagnes. Et là tout est allé très vite, en l’espace d’à peine quelques minutes, tout s’est éclairci et c’est presque en courant qu’on a rejoint le sommet à 4773m. Et là, je vous avoue que j’étais émue d’avoir autant de beauté devant moi et que j’en ai pris plein les yeux. J’avais du mal à croire à ce revirement de température aussi rapide qu’imprévu, mais j’étais tellement heureuse de voir enfin tout ce qui m’entourait!

J’ai eu droit à un merveilleux 15 minutes d’éclairci avant que les nuages ne reviennent à leur poste. Quelle satisfaction je vous jure..! Un pur moment de bonheur!

Après ce moment d’émotions, les nuages et la pluie étant de retour, nous avons entamé la descente et j’ai choisi de m’arrêter à Thyangsyap parce que la pluie devenait de plus en plus intense.

 

Jour 6

Thyangsyap (3140m) à Syabrubesi (1503m)

Bon, normalement, le trek classique coupe ce trajet en deux. Ce que je veux dire c’est que si vous magasinez pour faire le Langtang, on vous dira que vous arrêterez pour la nuit dans le coin de Rimche ou de Lama hotel et c’est tout à fait correct. Par contre, quand il pleut, qu’on ne voit rien et que vous avez de longues jambes comme moi, sachez qu’il est facile de se rendre depuis Thyangsyap à Syabrubesi.

Cela dit, s’il avait fait beau, j’aurais de loin préféré prendre mon temps et m’arrêter pour observer la vie de la région, mais comme on n’y voyait rien, je vous avoue que j’ai fait ce bout un peu rapidement. Bref, en un jour (au lieu de deux) j’étais de retour au point de départ sans trop de difficulté et j’avoue que j’étais heureuse de me sécher.

Jour 7

Retour à Kathmandou

C’est reparti pour les vertigineuses routes! Le même trajet tout aussi difficile sur l’estomac que le premier! Me revoici donc à Kathmandou avec une beau sentiment d’accomplissement et de fierté d’avoir atteint les objectifs que je m’étais fixé en débutant cette randonnée.

 

Quelques mots sur mon guide :

Je n’ai que du bon à dire sur Pratap, mon guide (qui est aussi photographe amateur et passionné d’ornithologie). Lors de ce trek, il a été d’un professionnalisme  exemplaire et je me suis sentie à l’aise avec lui tout au long du séjour même en tant que femme voyageant seule et je n’ai donc aucune hésitation à le recommander à tous. Il guide régulièrement sur d’autres sentiers, donc n’hésitez pas à le contacter même pour autre chose que le Langtang, son expérience et sa passion pour son travail et le plein air font de lui le guide idéal. Vous pouvez visiter son site et le contacter via ce lien.

 

Quelques infos utiles :

Logement disponible sur le sentier: J’ai été surprise du niveau de confort dans les guest house. Presque chacune d’entre elles offrait des douches chaudes et des menus étonnamment variés. N’hésitez pas à négocier le prix de votre chambre.

Altitude : L’ascension est graduelle, mais comme l’acclimatation à l’altitude varie pour chacun, il convient de monter doucement et de s’écouter pour éviter les symptômes liés au mal aigu des montagnes.

À ne pas oublier : Du papier hygiénique!

Autre article lié au Népal:

Ma retraite de yoga dans un Ashram à Pokhara

4 Commentaires

  • Nelly

    14 août 2017 at 23 h 56 min

    Hi Gabrielle! I’d like to say that I’m enjoying reading all you travel stories. And this one specially is breathtaking! Can you compare this trekking with Rinjani’s? SO you didn’t have any trouble with the altitude!! Great!
    Your blog is very inspiring! Keep posting it!

    Répondre
    • vagabondeuse.ca

      15 août 2017 at 11 h 12 min

      Thank you Nelly! I’m really happy you like it! It was totaly different then the Rinjani Trek. I felt rush on the Rinjani, there was too many km to do everyday so it was hard to enjoy the trek all the time. Also it was very crowded with tourist… What I like in trekking is to take my time, to reach less touristic places, to meet local people and also I like the physical challenge of it so the Langtang valley trek was defenetly more my type of trek then the Rinjani! 😉

      You are my first comment in english! I feel so international now! haha

      Répondre

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