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Boucle de Quilotoa

Ma randonnée en solo sur la boucle de Quilotoa en Équateur

Moi, les volcans, ça m’impressionne énormément et je trouve que ça a quelque chose de mystérieux et d’intrigant qui me donne envie d’en voir et d’en savoir plus. C’est l’un des attraits de l’Équateur qui m’a inspiré dès que j’ai commencé à lire sur le pays en préparant mon voyage. Donc, dès mon arrivée, j’ai cherché à visiter et observer les volcans du coin. Avant de débuter mon séjour en Équateur, plusieurs m’avaient parlé de la fameuse boucle de Quilotoa, une randonnée de quelques jours menant au lac situé au cratère du volcan Quilotoa.

J’ai donc pris le temps nécessaire à mon acclimatation à l’altitude de Quito et sans trop  tarder, je suis partie pour la ville de Latacunga d’où débute la boucle de Quilotoa.

Avant de débuter : Il faut que je vous prévienne (surtout mes parents!) j’ai fait cette randonnée en solitaire (ou presque). Ce que je veux dire, c’est que je suis partie seule et que je n’ai pas pris de guide pour la simple et bonne raison que toutes les agences et les gens à qui j’ai parlé me disaient que la boucle était facile et le chemin relativement clair et qu’un bon plan ferait tout aussi bien l’affaire qu’un guide. Ce n’est pas dans mes habitudes de partir en randonnée sans guide, mais comme dans ce cas ça semblait LA bonne chose à faire et que partout on m’assurait que je croiserais des villages et des gens en cas de besoin, je me suis dit pourquoi pas. Aussi, au risque de sonner un peu ésotérique, je le sentais bien de faire cette randonnée en solo, mon petit doigt me disait que tout irait bien, donc j’ai foncé!

 

Randonnée sur la boucle de Quilotoa

Latacunga

J’ai choisi d’arriver à Latacunga la veille de mon début de trek pour explorer le village et pour pouvoir laisser une bonne partie de mes effets personnels à l’hôtel où je logeais pour éviter de trimbaler trop de poids lors de mon périple. Je voulais aussi prendre mon temps le jour du départ pour la randonnée et avoir la journée devant moi ainsi que toutes mes énergies.

Pour me rendre à Latacunga, j’ai pris un autobus depuis la station Quitumbe à Quito pour un peu plus de 2$US.

 

Jour 1 Début de la boucle de Quilotoa

De Latacunga à Sigchos (en autobus)

J’ai pris le premier bus au départ de Latacunga vers Sigchos à 9h depuis la station d’autobus. Le trajet dure environ 2h et coûte 2$US.

De Sigchos (2169m) à Isinlivi  (2840m) 11km

Premièrement, je vais vous parler souvent de l’application maps.me dans ce billet, donc si vous ne l’avez pas encore, téléchargez-la avant de partir pour la rando ou pour votre prochain voyage, vous verrez que c’est plus que pratique!

C’est un peu nerveuse à l’idée de marcher seule que je suis arrivée à la station d’autobus de Sigchos. J’avais déjà repéré le trajet sur maps.me et ça me semblait assez clair, mais en arrivant à Sigchos j’avais tout de même en tête de me trouver une carte en plus pour me rendre au prochain village (selon les recommandations des gens qui avaient fait le trek). Le problème que j’ai eu, c’est que dans 5-6 hostal ou hôtel où je me suis arrêtée, personne n’avait de carte et tout le monde me disait que je n’en avais pas besoin de toute façon. J’ai su par après que des cartes sont disponibles à Latacunga.

Boucle de Quilotoa

L’heure du départ.

Je me suis donc mise en marche après avoir eu les indications de deux gentils messieurs pour trouver le début du sentier : Quand tu vas voir la pancarte qui te dit d’aller à gauche pour Isinlivi, tu vas à droite, tu ne suis pas la pancarte. Ça promet…

J’ai mis 3h15 à franchir les 11km jusqu’à Isinlivi. La première heure, le sentier est très très clair et ne laisse pas de doutes quant à la direction à prendre. La piste descend doucement et ce n’est absolument pas exigeant physiquement. Les gens sont d’une extrême gentillesse sur le sentier, ils me saluent et me rassurent comme quoi je suis sur le bon chemin. Je croise surtout des hommes à cheval, dont un qui me tiendra compagnie pendant un certain moment. Un sympathique vieux monsieur que j’ai bien du mal à comprendre puisqu’il n’a plus tellement de dents, mais qui ne semble pas incommodé du fait que je le fasse répéter sans cesse.

L’un des sympathiques cavalier croisé lors de ma première journée.

Je croise beaucoup d’enfants sur la route, ils me saluent et viennent à ma rencontre pour me demander gentiment des bonbons. Je n’avais pas prévu le coup, mais je ne peux résister à leurs sourires et je sacrifie ma précieuse réserve de biscuits pépites de chocolat à leur grand bonheur (ceux qui me connaissent bien savent à quel point j’ai du mal à me passer de ce type de gâterie!).

Une fillette tout sourire qui tient précieusement le paquet de biscuits que je viens de lui offrir.

Après environ 1h30 de marche, un petit garçon me court après et me dit que je suis sur le mauvais chemin. Il m’indique un sentier minuscule que je viens de passer sans le voir comme étant le bon chemin alors que je suis sur un sentier clair et large depuis un bon moment déjà. Je consulte maps.me et le garçon a raison. Donc si vous faites la randonnée, je vous conseille de toujours garder un œil sur l’application, car les petits embranchements de ce genre sont faciles à manquer.

La première journée, les paysages sont verts et éclatants. On côtoie régulièrement les villageois et on passe même par moment sur leur terrain et à travers leurs troupeaux de bétails.

Le seul moment de cette première journée où j’ai vraiment douté d’être sur le bon chemin, c’est dans la dernière heure du trajet, alors que la montée est assez abrupte et exigeante, mais que je savais que j’approchais du but. Une clôture bloquait soudainement le sentier malgré que je semble être sur le bon chemin selon maps.me. J’ai franchement hésité avant de franchir la clôture. D’un côté je me disais qu’elle était surement là pour une bonne raison, mais de l’autre côté je ne me voyais pas rebrousser chemin. Bref, je suis passée et quelques minutes après je suis tombée sur une vieille dame et ses vaches. J’étais un peu mal à l’aise, donc je lui ai fait mon plus beau sourire en lui demandant si je pouvais passer par ici et elle m’a gentiment indiqué le chemin. Un petit moment de stress complètement inutile comme vous pouvez le voir…

Ensuite, je suis rapidement arrivée à Isinlivi et la fin du trajet était aussi claire que la première partie. À mon arrivée au village, un moment que j’attendais impatiemment; je croise mes premiers lamas qui semblent accepter de faire un petit selfie avec moi!

Boucle de Quilotoa lama

Les lamas et moi sur la boucle de Quilotoa.

Sinon, j’ai choisi de loger à la populaire auberge de jeunesse Llullu lama et je ne l’ai pas regretté. D’autres randonneurs s’y trouvaient et nous avons eu droit à un super repas et à un lit hyper confortable.

 

Jour 2

De Insilivi (2840m) à Chugchilan (3200m) 12km

Au deuxième jour du trek, j’ai débuté ma journée par une classe de yoga qu’une volontaire de passage à l’auberge a bien voulu nous donner. Un cours de yoga avec vue sur les vertes montagnes environnantes, ça commence assez bien la journée!

Je me suis mise en route dès 8h30 et cette fois, j’avais en main et une carte papier ainsi que mon cellulaire bien chargé pour me permettre de surveiller l’application.

Au moment du départ, j’ai croisé deux sœurs Hollandaises avec qui j’avais jasé un moment la veille et nous avons décidé de partir toutes les trois. J’ai donc eu de la compagnie pour cette journée de la randonnée.

Vous vous rappelez le petit sentier facile à manquer de la première journée? Eh bien la deuxième est parsemée de ces chemins à moitié camouflés et j’avoue que j’ai été très heureuse d’avoir de la compagnie. Nous avons suivi et le plan de l’auberge et maps.me qui nous indiquaient tous deux le même chemin. Maps.me était particulièrement utile pour s’assurer que nous étions bien sur le bon sentier.

Bien que peu clair par endroits, le trajet était particulièrement magnifique cette journée je dois dire. La première partie de la randonnée descend assez abruptement sur 2-3 km, mais se stabilise alors que nous atteignons la rivière au bas du canyon. Nous avons traversé une forêt d’eucalyptus et j’ai fait une petite réserve de feuilles que j’ai reniflée une bonne partie de la journée pour essayer d’éloigner mon rhume (sans succès hélas).  Nous avons croisé plusieurs enfants cette même journée et une charmante vieille dame qui a voulu marcher un moment avec nous et nous parler de ses enfants.

La sympathique vieille dame avec qui nous avons partagé un moment sur la route de la boucle de Quilotoa.

Le moment fort de cette partie de la boucle de Quilotoa a été pour moi l’arrivée au Mirador Toachi, un endroit où l’on peut admirer le canyon Toachi que l’on vient de traverser et ou l’on peut se reposer un peu parce la partie juste avant le mirador est l’une des plus exigeantes de la randonnée. Une montée d’environ 45 min très abrupte que la chaleur du midi rend difficile. Un moment comme je les aime en randonnée, alors que je me suis dépassée physiquement et que je ressens un beau sentiment d’accomplissement et de plénitude.

Boucle de Quilotoa

Le canyon de Toachi dans toute sa splendeur.

La suite vers Chugchilan est très simple puisqu’elle suit la route, donc il n’y a plus de casse-tête pour trouver le bon chemin.

Nous avons mis 5h pour parcourir les 12km. Chose étrange, une fois rendue au Mirador, nous avons croisé des gens rencontrés la veille qui étaient partis 1h après nous et qui sont arrivés 1h avant nous. Je n’ai aucune idée du chemin qu’ils ont emprunté, mais il y a apparemment une voie plus rapide que celle proposée par les cartes et maps.me. À vous de la découvrir!

Nous nous sommes arrêtées à l’hostal Cloud Forest pour la nuit. Le personnel  y était fort sympathique et des plans pour le reste de la randonnée sont aussi fournis.

 

Jour 3 (ou la fin de la boucle de Quilotoa)

De Chugchilan (3200m) à Quilotoa (3900m) 12km

Comme je devais rentrer à Quito le jour même, je suis partie à 6h du matin en solo pour débuter ma dernière journée de marche sur la boucle de Quilotoa.

Cette journée est de loin la plus facile côté orientation, car de la signalisation indique clairement le chemin à prendre pour se rendre au volcan ce qui ne permet pas tellement de s’égarer. Par contre, dans son ensemble, c’est probablement la journée la plus exigeante physiquement.

Le tout débute en douceur et comme je suis partie tôt et qu’il faisait froid et nuageux, j’ai marché les deux premières heures assez rapidement. J’ai mis près de 3h30 à atteindre le cratère. La dernière montée pour atteindre le cratère est un peu rude, j’en conviens, mais c’est stimulant de savoir qu’on est si près du but et excitant de savoir que le lac se trouve au sommet de cette montée. En montant, je croise plusieurs enfants qui se rendent à l’école et qui sont bien déçus que ma réserve de gâterie soit épuisée (on peut le voir à leur visage ci-bas, donc un conseil: ne manquez surtout pas de bonbons!).

D’après vous ils peinent à se réveiller ou ils m’en veulent parce que je n’ai plus de sucreries à leur offrir?

Et là, c’est le moment tant attendu qui valait complètement ces trois jours de marche : l’arrivée au lac et mon premier coup d’œil sur celui-ci. Les nuages s’étant dissous un peu plus tôt, le ciel est magnifique et dégagé et me permet un coup d’œil à presque 360 degrés sur les montagnes et autres volcans des environs en plus de projeter une teinte bleutée sur le lac du cratère.

Boucle de Quilotoa

Le cratère du volcan sous le soleil du matin.

De là, si on prend le chemin le plus court (vers la droite), il faut calculer environ 1h de plus pour atteindre le village de Quilotoa. Pour ma part j’ai mis plus de temps parce que je n’arrêtais pas de prendre des pauses pour admirer le paysage.

Mon point de vue préféré fût clairement celui juste avant de quitter le sentier pour rejoindre le village (photo d’entête), il y a un petit banc qui permet de se reposer tout en admirant les environs. Je m’y suis installée un bon moment, heureuse et fière d’avoir fait ma première randonnée en solo (ou presque!). 

J’ai ensuite rejoint le village, point final de la boucle de Quilotoa, dans lequel il y a tout ce qu’il faut pour reprendre des forces et qui permet un retour à la civilisation tout en douceur.

Boucle de quilotoa

le village de Quilotoa

De Quilotoa à Zumbahua à Latacunga (en autobus)

Pour regagner Latacunga, quand j’étais dans le village de Quilotoa et que je me suis informée de la meilleure façon de regagner la ville, on m’a conseillé d’aller prendre l’autobus qui passait tout près et qui allait directement à Latacunga. Après environ 30 min d’attente, j’ai compris que l’autobus ne passerait pas et je suis  retournée au village. J’ai finalement pris un taxi (5$US) pour rejoindre Zumbahua d’où les autobus pour Latacunga passent fréquemment et tout c’est très bien passé.

Comme vous pouvez le voir, c’est une randonnée qui offre un niveau de confort assez élevé comparativement à ce que j’ai vu en Inde ou au Népal lors de mes randonnées par exemple. Ce qui en fait une excellente option pour ceux qui tiennent à un minimum de confort. Aussi, il y a bien quelques montées assez exigeantes chaque jour, mais à mon avis ça demeure un trek relativement facile et accessible.

*Sachez qu’il y a plusieurs façons de faire la randonnée, certains la font en 5 jours alors que d’autres ne vont au cratère qu’en daytrip depuis Quito ou Latacunga. Aussi, la boucle de Quilotoa peut être complétée dans un sens comme dans l’autre soit en débutant ou en finissant au cratère. Pour ma part, j’ai choisi de terminer la randonnée au cratère parce que je préfère savoir que le meilleur est à venir et le garder comme objectif pour les moments plus rudes de la randonnée.

 

Quelques points importants:

Prendre un guide ou non ?

Je vous ai parlé de randonnée à plusieurs reprises depuis que je tiens ce blogue et vous aurez probablement remarqué que je prends normalement toujours un guide pour m’accompagner. Les raisons sont simples, j’aime partir en voyage, mais je veux aussi revenir et je ne suis pas intéressée à m’égarer.

Est-ce sécuritaire?

J’ai eu 2 grandes frousses lors de ce périple. La première était que mon vieux iphone 5S rende l’âme et que je ne puisse plus utiliser maps.me. La deuxième fut lorsque j’ai croisé des chiens un peu territoriaux qui semblaient vouloir m’empêcher de passer en sortant les crocs. J’ai donc pris 2-3 petites roches que je gardais à portée de main et j’ai fait semblant d’en lancer une à un chien une seule fois quand j’ai eu l’impression qu’il ne ferait pas que japper.

Est-ce dangereux pour une femme seule?

Très franchement, si ce n’est des chiens, à aucun moment je ne me suis sentie en danger et même dans les moments où  j’étais incertaine du chemin, je me sentais calme et je savais que je pourrais facilement trouver de l’aide en cas de besoin.

Est-ce risqué de se perdre et qu’est-ce qui arrive si je me trompe de chemin pendant la rando?

Une chose est certaine, à un moment ou à un autre, vous allez chercher votre chemin. À mon avis, considérant qu’il y a toujours un sentier, je crois qu’il est difficile de se perdre, mais que c’est fort possible de se mélanger de chemin. Si ça vous arrive, vous allez simplement marcher un peu plus longtemps. Il y a des villages un peu partout et beaucoup de locaux empruntent les sentiers, donc demandez votre chemin à chaque fois que vous croisez quelqu’un et si jamais vous vous êtes trompés, vous ferez demi-tour tout simplement. Je crois qu’il est difficile de s’égarer complètement.

 

 

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2 Commentaires

  • Les Petits Pas de Juls

    28 mars 2018 at 7 h 49 min

    J’ai adoré ma petite balade à la Lagune de Quilotoa: je l’ai faite en Day trip, à l’epoque je n’étais pas encore la fana de treks et randos en solo que je suis devenue depuis! Et c’était magigue déjà! Alors te lire l’avoir fait en 3 jours, j’en suis presque jalouse! Hihi La vue est juste magnifique! Et aujourd’hui, dès que je peux marcher ou randonner, je choisis plutôt cette solution que l’aller/retour dans la journée…
    Merci pour ce beau rappel!
    Bonnes randos!
    Jul’

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